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En soutenant de nouvelles filières énergétiques

Contrairement à l’Allemagne ou aux États-Unis, qui consacrent une part importante de leur budget d’innovation à la recherche industrielle, la France est à la traîne avec seulement 5 à 7 %, contre 33 % pour la recherche fondamentale. Pour réindustrialiser le pays, retrouver la croissance et l’emploi, les pouvoirs publics misent désormais sur l’innovation et l’aide à la compétitivité des PME, et donc sur une recherche appliquée, capable de produire des solutions utiles à la société. Répondant à cet enjeu, IFPEN a fait depuis longtemps du transfert technologique le pivot de son modèle économique, et de la valorisation de sa R&D son bras armé.

En soutenant de nouvelles filières énergétiques

IFPEN a pour mission d’accompagner la transition énergétique et de développer de nouvelles filières créatrices de richesse et d’emplois. Au service de cette ambition, un modèle économique performant. Un modèle qui repose sur le transfert entre recherche fondamentale, recherche industrielle et innovation. Et qui passe par la création d’acteurs industriels ainsi que par l’accompagnement des PME dans les NTE. Le tout en large partie autofinancé grâce aux fruits de la R&D pétrolière.

Un modèle unique au service de la croissance verte…

Partenariats, prestations, brevets, cessions de licences, accompagnement de PME innovantes, prises de participation et même création d’acteurs industriels... nombreuses sont les solutions déployées par IFPEN pour passer du laboratoire à l’industrie. Des solutions qui se mettent aujourd’hui résolument au service d’une croissance de plus en plus verte. Qu’il s’agisse d’Axens dans le domaine du raffinage et des carburants propres, de Prosernat dans le traitement du gaz, de Beicip-Franlab dans les logiciels de géosciences, ou encore d’IFP Training, les entreprises créées par IFPEN ont été à l’origine de la création de 600 emplois directs ces 10 dernières années. S’y ajoutent les emplois créés dans le cadre des contrats de collaboration avec les PME, à raison de 3 emplois en moyenne par contrat et près de 20 contrats par an... L’essentiel concerne des éco-industries, à l’image de l’activité d’IFPEN qui y consacre une part de plus en plus importante de sa recherche.

Près de la moitié de ses programmes portent aujourd’hui en effet sur les NTE, avec une double ambition : favoriser l’émergence d’un mix énergétique décarboné et améliorer l’efficacité énergétique, dans les transports comme dans l’industrie. Pour ce faire, les chercheurs d’IFPEN se concentrent plus particulièrement sur les 4 domaines suivants :

  • La conversion de la biomasse en biocarburants et en intermédiaires chimiques pour une chimie du végétal.
  • La production d’énergie en milieu marin, grâce notamment à l’éolien offshore flottant.
  • Les motorisations hybrides et électriques pour l’automobile.
  • Les biocarburants et les motorisations à bas CO2 pour l’aéronautique.

Dans chacun de ces domaines, le succès est au rendez-vous. Classé quatre années consécutives au Top 100 des entreprises les plus innovantes dans le classement Global Innovators de Thomson Reuters, IFPEN arrive aussi en tête des organismes de recherche français pour le nombre de brevets déposés ramené à l’effectif. La moitié de ces brevets concernent les NTE et leur nombre a doublé depuis six ans.

… et aux côtés des PME

Premier employeur de France, les PME sont aussi les plus fragiles face à la concurrence. Leur salut réside dans le renforcement de leur compétitivité. Mais si l’innovation joue un rôle clé dans leur croissance, elles n’ont pas toujours les moyens d’investir pour la développer et l’industrialiser. Deux points sur lesquels IFPEN les accompagne. Avec des accords bilatéraux pour mener à bien leurs projets de R&I, quel qu’en soit le stade.

  • De l’avant-projet : pour étudier sa faisabilité technico-économique, définir un cahier des charges, dimensionner et monter le projet.
  • Au projet : en se répartissant les travaux de R&D et leur financement, puis en les pilotant ensemble.
  • Jusqu’au développement industriel et à sa mise sur le marché, via un soutien technique pour réaliser les premiers contrats, démarrer une unité, etc.

Ces partenariats se fondent tous sur le partage des risques. IFPEN avance sur ses fonds la part des travaux qu’il réalise et ne perçoit des redevances qu’en cas de succès. Une ressource financière qui, conjuguée aux moyens techniques et compétences d’IFPEN, contribue à renforcer la performance et la compétitivité des PME.

Près de 20 accords de ce type sont signés chaque année par IFPEN. Parmi les plus récents, on retiendra le partenariat avec HTA Production pour son procédé de cogénération à partir d’énergie solaire, encore celui avec Solene-R, qui propose une valorisant la chaleur fatale des stations d’épuration.

Du pétrole pour financer les NTE

Ce bilan très positif l’est encore plus quand on regarde le contexte. Alors que la crise est là et qu’IFPEN fait face à une pression budgétaire importante, son modèle de valorisation reste exemplaire. Et surtout pérenne. Pourquoi ? En grande partie car IFPEN a misé sur la valorisation de ses résultats de R&I dans le domaine pétrolier. Son Plan de développement moyen-long terme en témoigne. IFPEN s’y engage à faire financer par l’industrie dans son intégralité, d’ici à 2025, ses recherches dans le domaine des hydrocarbures. Les subventions publiques restant réservées aux énergies de demain. Une démarche qui lui permet de cofinancer, avec l’État, son action dans le domaine des NTE, grâce à une activité "hydrocarbures" totalement financée par ses ressources propres.

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On y travaille

Axens, fleuron de la valorisation

Une croissance à deux chiffres, des clients qui se bousculent dans le monde entier, un horizon dégagé... le succès d’Axens, en pleine crise économique, a de quoi faire des envieux. En un peu plus de dix ans, cette jeune entreprise du groupe IFPEN a su se développer pour devenir un acteur majeur et reconnu dans son secteur : la fourniture de technologies, produits (catalyseurs et adsorbants) et services (assistance technique, consulting, etc.) aux industries du raffinage, de la pétrochimie, du gaz, des carburants alternatifs, et de la chimie biosourcée. Et ce en mettant au point avec les chercheurs d'IFPEN les procédés qu'elle commercialise.

De Saudi Aramco à Total et de Petrobras à BP, les plus grands groupes pétroliers lui font confiance ; et son nombre d’unités industrielles sous licence a franchi le cap des 2 300 en 2014. Aujourd’hui, 42 % des raffineries dans le monde sont équipées d’une technologie Axens ! Pourtant, l’entreprise compte bien ne pas en rester là. Son ambition ? Permettre à ses clients d’accéder à des carburants propres et des matières plastiques vertes, en contribuant à la diversification des ressources utilisées, du pétrole aux bioressources.

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On y croit

La transition énergétique, voie royale pour créer de la valeur et de l'emploi

Trois questions à
Éric Lafargue, directeur du Développement industriel à IFPEN

Dans quels domaines de la transition énergétique IFPEN s’implique-t-il ?
Tout d’abord dans le raffinage et la chimie. Citons par exemple notre filiale Axens, qui développe et commercialise des procédés issus de notre R&I permettant de produire des carburants plus propres.
La production des biocarburants de 2e génération fait également partie de nos priorités, et nous espérons dans les années qui viennent contribuer à la naissance d'une filière économique dans ce domaine. D’ores et déjà depuis 2014, note filiale Axens pré-commercialise le procédé de production d’éthanol lignocellulosique développé dans le cadre du projet Futurol.
Dans les transports, les filières sur lesquelles nous misons le plus concernent l'électrification des véhicules, mais aussi l'augmentation du rendement et la dépollution des moteurs traditionnels. Nous travaillons en partenariat avec des PME innovantes dans ces domaines, dans lesquelles nous sommes amenés à prendre des participations (Mavel et easyLi en 2014)
IFPEN s'intéresse aussi aux énergies marines, avec des travaux à plus long terme mais prometteurs dans l’éolien offshore flottant.

Comment faites-vous le lien avec l’industrie ?
IFPEN est un centre de recherche appliquée dont le but a toujours été de valoriser industriellement ses travaux. Les besoins des industriels sont identifiés en amont des projets, tout comme les modalités de mise sur le marché des résultats de nos recherches. Deux grandes entreprises parapétrolières françaises (Technip et Coflexip) ont ainsi été créées dès les années 70 grâce à nos technologies. D’autres ont suivi. Celles de demain seront dans les Nouvelles technologies de l'énergie (NTE).

Quelle relation particulière avez-vous avec les PME ?
Nous les aidons à développer leur innovation puis à la mettre sur le marché. Notamment pour les PME spécialisées dans les NTE et les éco-industries.

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