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Une étape incontournable

Urgence climatique, réserves qui diminuent... si tous s’accordent à dire que les énergies fossiles doivent laisser la place à de nouvelles énergies, on ne peut pas les remplacer du jour au lendemain. Parce que les besoins à satisfaire, en particulier dans les pays émergents comme la Chine ou l’Inde augmentent, et que toutes les énergies renouvelables ne sont pas prêtes. D’où la nécessité d’une transition qui doit démarrer dès aujourd’hui mais durera plusieurs décennies. Étape au cours de laquelle les énergies nouvelles vont peu à peu prendre le relais des énergies fossiles et où l’énergie va devoir être mieux utilisée. Étape à laquelle IFPEN contribue depuis plus de dix ans grâce à ses recherches.

Une étape incontournable

Répondre aux besoins en énergie d’une population mondiale dont le niveau de vie progresse et qui augmente chaque jour de 200 000 personnes est devenu un défi complexe.

Pourquoi ?

Les stocks d’énergies fossiles diminuent et ne pourront satisfaire la demande croissante d’énergie au-delà de quelques dizaines d’années. Chaque jour, on brûle 13 milliards de litres de pétrole qui avaient mis des millions d’années à se former.

  1. La combustion de ces énergies fossiles émet du CO2 dont l’impact sur le dérèglement climatique est aujourd’hui reconnu. Sans réduction de nos émissions d’ici à 2100, la température mondiale va grimper de 4 °C (scénario de la Banque mondiale), avec des effets désastreux pour la planète.
  2. Quant aux énergies renouvelables, elles ne sont aujourd’hui pas prêtes pour remplacer immédiatement et à 100 % les énergies fossiles. De multiples verrous technologiques, économiques et sociétaux doivent auparavant être levés, qu’il s’agisse de l’éolien, du photovoltaïque, de la biomasse ou de la géothermie.

Une période de transition s’impose, au cours de laquelle hydrocarbures et énergies nouvelles vont se côtoyer au sein d’un mix énergétique et voir leur part respective évoluer. Cette période vient de commencer et devrait durer plusieurs décennies. Avec comme double enjeu de satisfaire la croissance économique et de limiter les impacts environnementaux.

Comment ?

Passer d’une économie carbonée à une économie décarbonée nécessite d’agir simultanément à deux niveaux. 1 - Améliorer l’utilisation des énergies fossiles. 2 - Développer les énergies renouvelables.

  1. Moteurs moins gourmands, chaudières plus sobres, procédés industriels plus performants, bâtiments mieux isolés, comportement plus économe des consommateurs : nous sommes tous concernés par l’efficacité énergétique. Pour des raisons économiques mais aussi écologiques. Car consommer moins, c’est aussi émettre moins de CO2 et moins de polluants (oxydes d’azote et particules par exemple). Renforcer encore cette efficacité énergétique devrait nous permettre de réduire de 12 % notre consommation d’énergie d’ici à 2035. Au-delà de ces économies d’énergie, des technologies permettent de réduire plus directement l’impact environnemental des énergies fossiles. C’est le cas des technologies qui diminuent la consommation des motorisations automobiles. Un gain de consommation de 40 % est encore possible
  2. Nombreux sont les verrous liés au développement des énergies renouvelables. À commencer pour certaines par leur caractère intermittent. Comment, en effet, stocker ou optimiser en masse les flux d’énergie produite à l’instant T pour les délivrer à la demande ? Vient ensuite l’acceptabilité sociale de ces énergies : en termes d’occupation des sols pour toutes, de concurrence avec l’agroalimentaire pour les biocarburants ou de nuisance sonore et visuelle pour les éoliennes. Sans oublier enfin l’essentiel : comment rendre ces énergies accessibles à tous, c’est-à-dire rentables sur le plan énergétique et économique ? Qu’il s’agisse d’énergies fossiles ou renouvelables, réussir cette transition suppose d’importants efforts de recherche et d’innovation. Des innovations incrémentales, pour améliorer sans tarder les technologies actuelles en matière d’efficacité énergétique. Et des innovations de rupture, pour lever les verrous des énergies renouvelables et les rendre viables à l’échelle industrielle.
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On y travaille

Deux axes pour l’avenir

Son changement de nom en témoigne, IFPEN s’implique dans la transition énergétique depuis plus de dix ans et travaille à parts égales sur ses deux leviers : améliorer l'utilisation des hydrocarbures et développer les énergies nouvelles. Près de la moitié des brevets déposés par IFPEN en 2014 concernent ainsi les Nouvelles technologies de l’énergie (NTE), contre 27 % en 2006.
Organisme de recherche appliquée soucieux de répondre aux défis énergétiques, IFPEN privilégie les innovations répondant aux attentes de la société. En voici quelques exemples :

  • Véhicules hybrides : briques technologiques permettant d’électrifier les véhicules, travaux pour améliorer le rendement et réduire les émissions des moteurs thermiques.
  • Éolien offshore flottant : travaux en lien avec la compétence offshore d’IFPEN pour pouvoir industrialiser la filière d’ici à 2025.
  • Biocarburants : procédés de production d'éthanol, biodiesel et biokérosène de deuxième génération.
  • Chimie verte : développement de procédés destinés notamment à la production de bioplastiques.
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En clair

Évolution du mix énergétique de 1980 à 2035

GIFAlors que la consommation a plus que doublé entre 1970 et aujourd'hui, la part des différentes énergies a peu évolué. Cette inertie devrait se confirmer dans les années à venir (chiffres AIE). La demande d'énergie devrait encore croître de 36 % entre 2008 et 2035. Les énergies fossiles couvriront les trois quarts de cette demande, et représenteront encore 75 % de la consommation énergétique mondiale en 2035. La contribution des EnR ne représentera que 12 % en 2035 contre 11 % aujourd'hui.

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